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[ENTREVUE] La deuxième vie de Rome Romeo

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Rome Romeo — Photo : courtoisie

Peu après la séparation de Fifth Hour Hero en 2007, les deux chanteurs, Geneviève Tremblay et Olivier Maguire, laissaient entendre leur désir de s’éloigner du punk rock en formant Rome Romeo.

Cinq ans plus tard, le groupe se prépare à lancer un premier album complet, sur la maison de disques montréalaise Machette Records, dont la première parution fut le tout premier EP du groupe, en 2009.

« Il faut préciser que ce EP ne devait même pas sortir. On l’a enregistré dans notre local de répétitions où l’on tâtonnait un peu. David (Gagnon), le fondateur de Machette Records l’a entendu et il a voulu le sortir, même si ce n’était pas du tout prévu. », explique Geneviève Tremblay, chanteuse et guitariste.

Bien accueilli par la critique, le maxi fut suivi d’un long silence involontaire de la part de Rome Romeo.

« Le groupe a changé, des membres sont partis, des familles se sont formées, d’autres n’étaient pas prêts à mettre autant de temps et d’énergie. C’est pour ça que ç’a été plus long pour concrétiser l’enregistrement. Plusieurs choses ne se sont pas passées comme prévu, mais on s’en est sorti », dit-elle.

Entre temps, l’abandon du projet n’a jamais été une option. Avec les influences soul et indie rock de Rome Romeo, les membres ont l’intention de se distancer le plus possible de Fifth Hour Hero.

« C’est pour ça qu’on a arrêté ce projet-là, on voulait carrément faire autre chose et aller ailleurs ».

Si la formation est bien consciente de ses intentions, elles ne sont pas un obstacle lorsque vient le temps de transposer cela en spectacle.

« Le processus n’a pas été long à cause des prises de son ou à expérimentations. Le mixage a été plus long que prévu, mais tout cela n’enlève rien à ce qu’on peut livrer sur scène, il n’y a aucune crainte à avoir ».

Avec le succès de Fifth Hour Hero dans les cercles punk aux États-Unis, on est porté à croire que le Canada et le Québec auraient sous-estimé la formation.

« Peut-être qu’ils en ont simplement moins entendu parler. Les médias étaient peut-être moins intéressés. Quand on parle de la musique au Québec en général, je dirais que c’est un milieu qui s’occupe de ses groupes, mais qui est assez fermé. Les groupes francophones ont plus de tribunes et c’est certain que ça a joué ».

Parfois ignoré étant donné la spécificité de Fifth Hour Hero, il n’y a pas de ressentiment chez les anciens membres du groupe.

« On n’a jamais trouvé ça, je n’y ai pas réfléchi. On a travaillé fort et on a récolté quelque chose ».

Avec plusieurs albums, des apparitions au légendaire The Fest à Gainesville en Floride et d’innombrables tournées chez nos voisins du sud, la route est significative.

« Ce n’était pas des conditions idéales. Ces tournées-là sont mémorables parce que c’était des expériences mémorables, mais on n’en vivait pas. Dormir dans la van, payer pour réparer la van, la van qui retombe en panne, c’était intense. Dix ans plus tard, je ne sais pas si je pourrais encore faire ça ».

Ces expériences demeurent marquantes chez Geneviève Tremblay.

« C’était agréable et c’est ce qui a forgé notre caractère. Si la musique peut être un milieu difficile, c’est aussi un lieu incroyable et amical. Il y a une grande solidarité entre les groupes en tournée et on ne se retrouve pas ça ailleurs. C’est ce qui rend ça spécial ».

La route pourrait même occuper une partie de la vie des membres de Rome Romeo à l’avenir.

« On veut tourner le plus possible. On regarde du côté des États-Unis, on discute avec un agent de spectacles. Peut-être qu’au début ça pourrait ressembler aux tournées des anciens groupes. On le fait nous même pour qu’on puisse montrer ce qu’on a dans le ventre, mais on a l’intention de faire le plus de spectacles possible ».

Machette Records se spécialise dans la parution de vinyles. “Make up her mind” sera disponible en numérique, sur disque compact, mais également en vinyle.

« Oui, on a une préférence pour le vinyle, c’est certain. Avec Fifth Hour Hero, on faisait des trucs sur ce format et ce fut toujours présent dans nos intentions. C’est une pièce d’art et c’est le média qui vieillit le mieux. Le disque compact est en fin de vie. Le vinyle reprends du terrain et ce n’est pas pour rien, c’est un bel objet. Ça nous convient bien ».

« Make Up Her Mind », en magasin le 24 avril 2012 sur les disques Machette Records.

Site officiel: http://romeromeo.com/

Rédigé par 500khz

avril 7, 2012 à 07:00

[ENTREVUE] Wildlife: Sensibilité indé, esthétique Working Class, efficacité rock.

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Wildlife, en tournée de l'Est canadien du 28 mars au 7 avril. — Photo : courtoisie

Sous la bannière rock, la formation torontoise Wildlife s’inspire de l’énergie du punk, de la sensibilité de la musique indé et de l’aspect rassembleur du folk rock pour livrer de superbes chansons puissantes, comme en témoigne leur album « Strike Hard, Young Diamond », paru en novembre 2010. C’est toutefois sur scène que le groupe puise son énergie, lorsque les cinq membres s’échangent les instruments et les choeurs. C’est d’ailleurs tout juste après une répétition que le chanteur et guitariste Dean Povinsky se remémore le dernier passage de son groupe dans l’Est canadien, en octobre dernier.

En plus d’avoir laissé une bonne impression chez le public de la région, Povinsky avait la jambe gauche dans le plâtre, résultat d’une chirurgie, ce qui ne l’empêchait en rien d’avoir les deux pieds sur scène, avec beaucoup d’intensité. « La tournée était déjà à l’horaire et nous étions très motivés à l’idée de faire ces concerts. À un point, cela faisait un bout de temps que nous étions sur la route et je m’y étais habitué. Si ce n’était pas notre spectacle habituel, j’ai tenté de placer mon pied en santé à l’avant-plan », dit-il en riant. À quelques jours d’une tournée de l’est du pays avec les collègues torontois Teenage Kicks, nul besoin de s’inquiéter de sa santé pédestre. « Ça va beaucoup mieux, je marche sur ce pied maintenant et je suis certainement plus en forme que je ne l’étais il y a quelques mois ».

Si Wildlife rappelle à la fois Bruce Springsteen, The Clash et Arcade Fire, Dean Povinsky hésite lorsqu’on lui demande lequel de ces artistes a le plus influencé Wildlife. « Ça se joue probablement entre Springsteen et The Clash. Ces derniers inspirent avant tout notre son punk tandis que dans nos gros refrains, on aime tous chanter et avoir un impact comme celui du Boss ».

« Strike Hard, Young Diamond », le premier album de Wildife, remonte à novembre 2010. — Photo : courtoisie

Sur scène, le groupe propose une esthétique minimaliste qui frappe ; tous les membres portent des vêtements noirs et un brassard bleu sur le bras gauche. « Je crois que c’est une déclaration sociale. Pour Wildlife, c’est devenu un uniforme, celui qui incarne la camaraderie et l’unité entre nous cinq, tu sais. Quand on est sur scène, on est une entité. C’est aussi une forme de rituel avant un concert; on se prépare, on enfile l’uniforme, on ajuste le brassard. Ça semble fonctionner ».

Le soin accordé à la construction de chansons solides est un autre aspect qui attire l’attention chez les amateurs du groupe. « C’est la chose la plus importante pour nous. Il faut qu’on puisse mélanger les paroles et les musiques de la meilleure façon. Tu sais, les mélodies sont très importantes. De mon côté, les chansons que je veux chanter sont des chansons que je considère comme étant mémorables. Si je n’y crois pas et que c’est que du charabia, ça ne fonctionne pas pour moi ». Povinsky spécifie qu’il doit croire complètement en son texte avant que les paroles arrivent à toucher quelqu’un d’autre.

Wildlife s’affaire à ramasser les instruments et les amplificateurs à quelques heures d’un concert. « On va jouer quelques nouvelles chansons, ce qui est bien plaisant étant donné qu’on joue souvent les mêmes pièces sur la route ».

Wildlife, en tournée de l’Est canadien avec Teenage Kicks du 28 mars au 7 avril.

Site officiel : http://www.wildlifemusic.ca

Rédigé par 500khz

mars 25, 2012 à 08:00

[ENTREVUE] Acadian Embassy: refuge culturel sans frontières

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Trevor Murphy - Photo: courtoisie

Voilà quelques années que Trevor Murphy n’habite plus la région de Yarmouth, dans le sud-ouest de la Nouvelle-Écosse. Maintenant installé à Halifax, la métropole de la province, l’auteur-compositeur-interprète recrée l’esprit communautaire des collectivités acadiennes de sa région natale dans le cadre du collectif Acadian Embassy. À l’occasion du festival Shivering Songs, Murphy explique lors d’une entrevue en français qu’au départ, Acadian Embassy était un surnom pour une maison. « On a toujours donné un surnom aux maisons. Il y a deux ans, on a déménagé dans un nouvel endroit et on était sur le patio à chercher un pseudonyme. Étant donné que trois des quatre gars étaient acadiens, on a eu le flash de l’ambassade acadienne. On a même acheté un drapeau acadien qui flotte à l’extérieur ».

Aujourd’hui, l’idéologie d’Acadian Embassy dépasse les murs de l’ambassade de ses résidents. « On parlait énormément de tout ce projet-là et c’est devenu une philosophie. On aime parler de notre culture et de notre héritage acadiens. Si on n’est pas impliqué dans les aspects linguistiques de tout cela, on parle français et on avait l’impression qu’il y avait un manque que l’on pouvait combler. C’est là que nous avons décidé de réunir des groupes sous la bannière Acadian Embassy. Pour nous, c’était une façon de réunir des artistes qui pouvaient évoquer l’expérience acadienne qui n’est pas celle des livres, de la télévision ou des évènements gouvernementaux». Le collectif a donc réuni deux artistes qui suivent directement cette philosophie : Kuato et Quiet Parade. « Dans le cas de Rain Over St. Ambrose, il s’agit non seulement de nos amis, mais d’un très bon groupe. Avec nos dix années d’expérience dans l’industrie musicale, on a décidé de les prendre sous notre aile et de les aider le plus possible. L’entraide est l’élément supplémentaire chez Acadian Embassy. Il y a une très grande amitié entre les trois groupes ».

Après de longues discussions entre les membres du collectif, ils ont réussi à identifier certains traits culturels qu’ils portent avec eux quotidiennement. «Il y a quelque chose de plus que la langue, l’histoire et la culture. On sent que ce qui unit les gens dans les collectivités acadiennes, c’est l’esprit de communauté. On voulait recréer cela avec des personnes qui ont ce sens d’entraide. C’est ce qu’on voyait dans les villages acadiens au sud de Yarmouth; peu importe ce qui arrive, les gens s’aident et ils contribuent. C’est un trait important de la culture qui n’est pas toujours inscrit dans les livres. On a voulu souligner cela à notre manière ».

Trevor Murphy - Photo: courtoisie

Si on considère l’éloignement géographique de Yarmouth et son bassin de population, une quantité de rock indé impressionnante ressort de la région; Brian Borcherdt (Holy Fuck), Paul Murphy et Tim d’Eon (Wintersleep) sont originaires de l’endroit. Trevor Murphy croit que l’existence d’un son distinct à cet endroit pourrait devenir un sujet de recherche. « Selon moi, oui. C’est un peu gris à cause du brouillard. Il y a une texture mélodique qui provient de ce côté sombre. À vrai dire, c’est difficile à expliquer. C’est ce genre de choses que tout le monde de la région transporte en eux ».

D’ailleurs, le principal intéressé ne se gêne pas pour dire qu’il porte en très grande estime les exportations culturelles du coin. «Sur un coup de tête, j’ai acheté le disque Sound of Beauty Breathing de Kary, dont certains membres allaient former plus tard Wintersleep. J’ai écouté cet album pendant des années. Pour la première fois, j’ai entendu des gens de ma ville qui écrivaient et enregistraient de la musique que j’aimais. Ça m’a inspiré; si des gens de Yarmouth pouvaient le faire, c’était quelque chose qui devenait possible pour moi. L’arrivée de Wintersleep est devenue une grande inspiration pour moi. On avait l’impression qu’il se passait quelque chose lors du début des années 2000. ».

En plus de multiplier les spectacles et les parutions, les disques de Acadian Embassy sont disponibles en téléchargements à contribution volontaire. « L’industrie de la musique est en pleine évolution, on le voit depuis des années. Le constat est qu’à défaut de vendre énormément de disques, l’argent se fait rare, même pour ceux qui bénéficient d’un succès populaire ». Chez le collectif, au départ, cette initiative était avant tout une expérience.  « Il fallait voir si cela intéressait les gens. C’est une décision volontaire : s’ils veulent contribuer financièrement, ils sont libres de le faire. J’ai encore l’impression que les gens qui aiment la musique veulent encourager les artistes. La vente d’albums n’est qu’une façon de le faire. En donnant les albums, on peut attirer des gens aux spectacles et finir par vendre des disques. Encore une fois, ça revient à l’idée de communauté. Ceux qui veulent partager la musique peuvent le faire ». À l’intérieur de la pochette du disque de Quiet Parade, le projet solo de Trevor Murphy, il mentionne qu’il a laissé une note demandant aux gens de partager cet album. «J’aime mieux que dix personnes écoutent le disque gratuitement qu’une seule personne l’achète. C’est une sorte de partage de la richesse. À long terme, on va réévaluer ce procédé. Pour l’instant, ça fonctionne ».

Toujours en quête de nouveaux projets, l’avenir s’annonce prometteur pour l’équipe de Acadian Embassy. « Les choses vont très bien pour Rain Over St. Ambrose. Le groupe sera en tournée ce printemps au Nouveau-Brunswick. Ensuite, ils seront de passage en Nouvelle-Écosse et au Canadian Music Week. Au retour, ils entrent en studio pour l’enregistrement d’un album complet ». Si l’horaire de Trevor Murphy ne lui permet pas de se consacrer pleinement à Quiet Parade, il envisage plusieurs choses pour son projet solo. « C’est de la musique qui n’est pas lourde. On cherche des endroits qui répondent à notre son. Nos deux derniers spectacles étaient dans des bars, mais on est à la recherche d’endroits qui offrent des expériences et d’un public respectif, que ce soit dans les cafés ou dans des églises ». Kuato proposera un nouvel album. « C’est un groupe instrumental qui écrit un disque thématique sur la déportation des Acadiens. On va en profiter pour parler de cet évènement dans la pochette et de discuter de l’expérience acadienne par l’entremise d’une musique non traditionnelle et sans mots ».

Murphy caresse toujours le rêve de toucher à d’autres formes médiatiques. « Acadian Embassy, c’est une grosse expérience. Présentement je suis à l’université à travailler sur ma maîtrise qui porte sur les Acadiens. On travaille toujours pour réaliser différents projets qui parlent de notre culture et de notre héritage et on aimerait le faire par d’autres moyens que la musique, comme les livres ou les films ».

Site officiel: http://acadianembassy.com/

Rédigé par 500khz

février 5, 2012 à 20:21

[ENTREVUE] Radio Radio – Belmundo: le dernier tour de piste

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Photo: Courtoisie

Si le premier disque du groupe acadien Radio Radio a bénéficié d’une très belle visibilité au Québec, « Belmundo Regal » est l’album qui a placé la formation parmi les artistes les plus intéressants du pays. Le groupe dont les racines sont situées à la Baie Sainte-Marie et à Moncton a séduit les foules avec son savant mélange de hip hop et de musique électro, dans un contexte festif. Le hameçon Radio Radio était maintenant bien ancré chez le public. Depuis la sortie de « Belmundo Regal », le groupe accumule les trophées de chasse: nominations au Gala de l’ADISQ, présence sur la courte liste des prix Polaris, des apparitions remarquées à la télévision francophone et des tournées au Canada et en Europe. Radio Radio n’est plus que le porte-étendard de la jeunesse acadienne, c’est la voix d’une génération. Le groupe vient tout juste de lancer un nouveau vidéoclip et se prépare à clore le chapitre « Belmundo Regal » avec une tournée des Maritimes et un grand spectacle à Montréal en décembre. C’est entre deux séances d’enregistrements dans son studio maison que Gabriel Malenfant a fait le bilan sur la page que le groupe s’apprête à tourner.

Avec tout le succès et les éloges que la formation a obtenu, il est normal de se demander si la formation croyait que les planètes étaient alignées dès le départ de l’aventure « Belmundo Regal ». « En fait, quand on fait de la création, on ne pense pas à cela. On tente de faire quelque chose de beau, qui sent bon, avec du goût. On veut faire rire et danser, donc on veut avant tout nous faire sourire et danser nous-mêmes. On est rendu là, ça été une belle surprise et on prend tout cela les bras ouverts ».

Si Radio Radio se produit généralement dans des endroits qui favorisent pleinement le contact entre le groupe et leur public, Malenfant ne croit pas qu’il va y avoir de grandes différences lorsque la formation sera en concert dans les salles de spectacles des provinces atlantiques. Certains endroits qui pouvaient sembler défavorable ont donné droit à des moments mémorables. « En fait, on a déjà joué dans une église et les gens ont fini par être debout sur les bancs. L’énergie était au rendez-vous ».

Radio Radio plaît à un public très large, peu importe l’origine et la langue. « Je ne crois pas qu’il y ait de différences entre les gens sur la planète. Le public est sensible à l’énergie et dégage toujours quelque chose de bon et plaisant. C’est certain qu’il y a des subtilités locales selon l’endroit et cela ne change aucunement l’expérience qui est vécue en spectacle ».

« Belmundo Regal » nous a permis de découvrir l’aspect mélodique de la formation. L’évolution musicale se poursuivra sur le prochain disque du groupe. « Le temps passe, même plus vite qu’avant. Nous sommes exposés à plusieurs nouveaux trucs que ce soit des films, de la musique ou des rencontres. Il y a quelque chose dans l’air même si avant tout, on est là pour s’amuser, faire danser et faire sourire. Ce sont les objectifs qu’on s’est fixé envers nous et envers notre public. L’approche reste la même ».

Radio Radio, en tournée des maritimes jusqu’au 27 novembre. Le dernier spectacle de la tournée Belmundo Regal aura lieu à Montréal, au Métropolis le 16 décembre.

Site officiel: http://www.laradioradio.com/

Rédigé par 500khz

novembre 18, 2011 à 12:00

[ENTREVUE] Repartee – Entre le classique et l’océan

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Photo: courtoisie

La logistique qui entoure une tournée canadienne n’est jamais évidente tellement le territoire est immense. Cette réalité frappe particulièrement les groupes originaires de Terre-Neuve qui doivent voyager par avion ou par traversier pour se rendre sur le continent principal. Lorsqu’un de ces groupes donnent des concerts à l’ouest de Corner Brook, c’est une preuve indéniable de passion, d’ambition et de ténacité. Repartee en est la preuve. C’est sur le chemin du retour que la sympathique Megan Warren, chanteuse et claviériste, cède son rôle de conductrice de fourgonnette quelques instants pour donner un premier bilan des derniers jours.

“Tout se déroule à merveille. C’est bien de pouvoir visiter ces villes. Souvent, il s’agit d’endroits où, personnellement, nous n’avons jamais été comme Montréal ou Fredericton. C’est des villes intéressantes à voir et on partage la scène avec des musiciens extraordinaires que nous ne connaissions pas”.

Repartee fait la promotion ces jours-ci de son premier album de dix chansons, mis sur le marché de manière indépendante.

Si pendant des années, Terre-Neuve était un endroit où les musiciens tiraient leurs inspirations principales de la musique folk ou des airs traditionnels, la scène musicale de St John’s est plus diversifiée que jamais. À travers sa pop indé, Repartee est plutôt porté vers la musique classique croit la chanteuse. “Parmi le groupe, plusieurs d’entre nous avons une expérience principale en musique classique. Moi et notre guitariste, Robbie, sommes diplômés de l’université en musique classique. Il y a donc une influence certaine dans l’écriture des arrangements de guitares et de claviers”.

La scène musicale semble en pleine mutation dans la capitale Terre-Neuvienne. Depuis quelques années, de plus en plus de groupes intéressants sortent de la région. Selon Megan, leur lieu de résidence n’est pas nécessairement une influence sur Repartee. «Ça dépend. Pour moi en tant qu’interprète, j’adore ce qui se passe à St. John’s présentement. Il y a des choses vraiment bien et nous avons l’occasion d’entendre de la musique extraordinaire dans un contexte unique; de petites salles où on voit les groupes de prêt alors que tout le monde est réuni. C’est le genre d’évènements qui ont lieu à chaque fin de semaine. Tous les intervenants de la scène indépendante sont proches et ce sont nos amis qui nous influencent. On demeure quand même de grands amateurs de groupes qui viennent de l’extérieur comme Phoenix ou Metric”.

Repartee termine sa tournée en grand avec un spectacle dans le cadre du Halifax Pop Explosion, en compagnie de The Pains of Being Pure at Heart, avant de remettre le cap sur St. John’s.

Site officiel: http://www.reparteemusic.ca

Rédigé par 500khz

octobre 19, 2011 à 15:00

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