Demetra – Lone Migration
Une princesse des glaces qui nous bercent avec ses chansons sur des expéditions polaires et la beauté de la toundra. Ce message en guise d’accueil sur le site officiel de Demetra est intrigant. Car que l’on aime ou non l’hiver, les paysages nordiques vont inévitablement nous inspirer quelques émotions universelles. Chez Demetra, Winnipégoise d’origine et citoyenne du monde, les froids nordiques évoquent assez de mots et des mélodies pour en faire un premier album, “Lone Migration”. Habituée du milieu artistique, Demetra accumule les expériences en arts visuels et en cinéma. “Lone Migration” fait partie de ses premiers pas dans le monde de la musique.
Dès le départ, Demetra s’impose comme une sirène des neiges. Au-delà de sa voix envoûtante, il y a son charme irrésistible et son vécu, transposé au long du disque, entre les paroles et les non-dits. Malgré l’aspect réconfortant et minimaliste de sa musique, elle n’explore pas les thématiques hivernales avec recul ou sobriété. Bien au contraire, elle fait sentir sa présence au long du disque, évitant ainsi les longueurs et les passages à vide. Pour se faire, elle oscille entre musiques planantes et pop bien assumée, en conservant une unicité solide grâce au travail de Matt Peters (The Waking Eyes), réalisateur de “Lone Migration”.
Ce dernier a su capturer les étendues infinies, grises et blanches, des régions nordiques. En conservant beaucoup d’espace dans les chansons, l’écoute n’est pas saturée de subtilités. On apprécie simplement les ambiances organiques de cet album, peaufiné d’atmosphères minimales. Après tout, “Lone Migration” et ses images semblent évoqués au ralenti.
Entre son néo-folk et sa pop, Demetra propose une expérience subjective et cérébrale. Cette migration solitaire est des plus réussies. Demetra est la première révélation de l’année 2012.
Site officiel: http://headinthesand.ca/demetra